AFSCA : fatwa made in Belgium

Bref retour en arrière : Bruxelles-Propreté, dans sa brochure de 2005, invitait les citoyens de confession musulmane à faire des dons à la place du sacrifice traditionnel… La réaction du think tank Vigilance musulmane fut claire : « Il est inacceptable de voir l’agence Bruxelles-Propreté, organisme d’intérêt public, émettre des recommandations d’ordre religieux invitant les citoyen-ne-s de confession musulmane à verser des dons en place de l’abattage d’une bête. » Depuis lors, Bruxelles-Propreté s’est abstenue de toute immixtion dans la sphère religieuse.
C’est à présent au tour de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (« AFSCA ») de tomber dans le même travers. En effet, dès septembre 2008, le site internet de l’AFSCA propose un « Manuel relatif à l’organisation des abattages rituels lors de la Fête de l’Aïd Al Adha » formulant des recommandations notamment d’ordre religieux. L’édition 2009 reprend, à la page 4, ces mêmes recommandations : « Le sacrifice ne fait pas partie des 5 piliers de l’Islam, et il est plus considéré comme une tradition que comme une obligation coranique. Par conséquent, des solutions alternatives au sacrifice sont possibles telles que le don ou l’offrande. Les gens peuvent faire un don personnel, un don à une organisation qui vient en aide à des musulmans ou à des communautés musulmanes (exemple : villages pauvres) ou passer par une organisation qui met en conserve de la viande sacrifiée, laquelle sera alors distribuée à des familles qui ne peuvent abattre elles-mêmes un mouton. »
Il s’agit là d’une violation flagrante du principe de séparation du religieux et du politique. L’AFSCA a sans conteste outrepassé ses prérogatives et ce, à deux égards :
- d’une part, il n’entre nullement dans ses « missions de contrôle » d’apprécier le caractère « islamique » d’une pratique en décrétant ce qui constitue ou non une obligation coranique ou un pilier de l’islam ;
- d’autre part, il est inacceptable de voir l’AFSCA, organisme d’intérêt public sous tutelle des ministres de l’Agriculture (Sabine Laruelle) et de la Santé (Laurette Onkelinx), émettre des « fatwas » invitant les musulmans à verser des dons en place de l’abattage d’une bête.
Dès lors, ce passage litigieux n’a pas sa place dans un manuel dont il faut par ailleurs souligner l’utilité.
Que chacun agisse dans sa sphère de compétences : les fatwas aux muftis, les contrôles alimentaires à l’AFSCA !
Think tank Vigilance musulmane

avril 25th, 2011 at 11 h 23 min
Uitstekende post. Bedankt voor het delen van deze informatie met ons.